Un, deux, Roy !

Après Yves Corminboeuf (BMC Mountain Bike) et Samuel Sanchez (Euskaltel-Euskadi), c’est au tour de Jérémy Roy (FDJ), Super-Combatif du dernier Tour de France, d’avoir l’extrême amabilité de bien vouloir répondre à nos questions. Interview :

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Crédits : afp.com/Lionel Bonaventure

PCM France : Jouez-vous, ne serait-ce qu’occasionnellement, à Pro Cycling Manager ? Quel effet cela vous fait avoir un double dans un jeu vidéo ?
Jérémy Roy : Non, je regarde de temps en temps d’autres coureurs y jouer mais je n’y joue pas. Avoir un double dans le jeu ne me fais pas trop d’effet, j’aime bien voir par contre l’évolution de mon profil chaque année. D’ailleurs c’est une source de boutades entre coureurs

PCMF : Comment en êtes-vous venu à pratiquer le cyclisme ?
JR : Bercé sur le bord des routes à encourager mon père, j’ai suivi son chemin naturellement.

PCMF : N’a-t-il pas été trop dur de concilier cyclisme et études pendant plusieurs années ?
JR : Ce n’était pas évident, beaucoup de sacrifices, pas de vie extra-étudiante… mais je n’ai pas de regrets.

PCMF : Votre métier d’ingénieur vous apporte-t-il une sécurité, vous autorise-t-il à avoir plus d’indépendance vis-à-vis du milieu cycliste ?
JR : Certes, j’ai une roue de secours comme je le dit souvent mais rien n’est acquis en dehors du vélo. Mais c’est sûr que j’ai plus d’indépendance vis-à-vis du milieu cycliste.

PCMF : Comment envisagez-vous votre reconversion : directeur sportif, consultant pour les médias, ingénieur, dirigeant fédéral (vous participez à la commission « développement durable » au sein de la FFC), autre chose, ou n’y avez-vous pas encore songé ?
JR : J’y pense tous les jours même si ce n’est pas encore prévu au programme. Mais une reconversion ne se décide pas à la légère, toutes les pistes sont à explorer. Il faudra trouver un épanouissement professionnel après ma carrière.

PCMF : Vous êtes depuis le début de votre carrière à la Française des Jeux. N’avez-vous jamais reçu de propositions d’autres équipes, eu envie de changer d’air ?
JR : La FDJ m’a permis de concilier cyclisme pro et études pendant cinq ans ; je me devais de leur rendre la pareille en restant, j’ai donc décliné quelques propositions. Mais maintenant que je leur ai donné satisfaction, je me considère comme libre de changer d’équipe (mais je suis sous contrat jusqu’en 2013).

PCMF : Le grand public a appris à vous connaître sur le dernier Tour de France. Comment avez-vous appréhendé l’afflux de sollicitations médiatiques et populaires inhérentes à votre nouveau statut ?
JR : Ce n’est pas évident d’être sur-sollicité en permanence ; l’effet Tour de France est indéniable. La trêve m’a fait du bien pour récupérer physiquement, nerveusement et mentalement.

PCMF : Quels sont vos principaux objectifs pour cette saison 2012 ?

JR : Comme tout coureur, gagner des courses, avec bien sûr un rêve de Championnat de France et d’étape du Tour.

PCMF : Quelle est l’anecdote la plus drôle que vous ayez vécu dans le milieu cycliste, et que le grand public ignore ?
JR : La plus drôle peut-être pas, mais une qui me passe à l’esprit : au départ du dernier chrono du Tour d’Allemagne [NDLA : en 2007], j’enfile ma combinaison à la fin de mon échauffement, quinze minutes avant mon départ réel. Mais j’avais coupé les élastiques des cuisses car elle me serrait trop. Et en l’enfilant … crac ! Heureusement, notre kiné (une femme) avait un kit de couture et j’ai pu recoudre les dix centimètres déchirés à temps.

PCMF : Quel est le plus mauvais jeu de mots qu’on a fait avec votre nom ?
JR : Je n’ai pas eu à me plaindre de mauvais jeux de mots. Mais il y a des classiques : « Roy maudit » ou « Roy sacré ».

PCMF : S’il ne devait rester que trois livres, trois chansons et trois courses cyclistes, lesquels choisiriez-vous (et pourquoi) ?
JR : Je ne lis pas beaucoup donc je vais prendre des films à la place: La Ligne Verte (très émouvant), Pirates des Caraïbes (à la fois drôle et passionnant) et Podium (un bon moment de détente avec un Poelvoorde au top)
3 chansons : Je n’ai pas de chansons fétiches, je suis assez éclectique (pop, rock, chanson française, et un peu de dance pour faire mes échauffements sur home-trainer)
3 courses : le Tour de France, Paris-Tours (ce n’est pas pour moi mais c’est chez moi [NDLR : Jérémy Roy est né à Tours]) et le Tro Bro Leon (une course vraiment atypique [NDLA : que Jérémy Roy a remportée en 2009], et je préfère les chemins aux pavés !)

Jérémy Roy en interview…

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