2014 a marqué un renouveau du cyclisme britannique avec l’avènement d’Elizabeth Armistead en Coupe du Monde, si la nouvelle lauréate de l’épreuve connait une progression linéaire depuis 2009 saura-t-elle combler le vide laissé par Nicole Cooke ?

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Comme un symbole, c’est au Jeux Olympiques de Londres qu’a eu lieu la passation de pouvoir entre Nicole Cooke et Lizzie Armitstead, la galloise qui était intouchable il y’a 4 ans finie à une anecdotique 31ème place tandis que la native de Beverley venait justifier la confiance que lui avait accordée son sélectionneur, qui lui avait accordé le leadership, en étant juste devancée au sprint par une certaine Marianne Vos. Si Armitstead a su grimper dans la hiérarchie du cyclisme britannique depuis 2009, Cooke a commencé à décliner à partir de cette période, à la suite de sa formidable saison 2008 où elle fut championne Olympique à Pékin et championne du monde à Varèse.

Armitstead a pourtant débuté le cyclisme sur le tard, à l’âge de 16 ans mais très vite, elle obtenue des résultats plus que probants notamment sur la piste où elle fut médaillée dans l’épreuve du scratch chez les juniores à l’occasion des championnats du monde sur piste en 2005. Deux années après, elle est sacrée championne d’Europe espoir de la discipline, titre qu’elle conservera en 2008.

C’est en 2009 qu’Elizabeth Armitstead fit le bond vers la route au sein de l’équipe Lotto-Belisol, et rapidement elle s’illustre en Coupe du Monde avec une 9ème place sur le Tour de Berne, elle remporta le titre de championne de Grande-Bretagne chez les espoirs et finissait 2ème dans la catégorie professionnelle où elle fut devancée par : Nicole Cooke. Elle s’adjugea également une étape du Tour de l’Ardèche qu’elle termina à une prometteuse 3ème place. L’année suivante, elle débarque au sein de la formation Cervélo qui dispose d’une flopée de cycliste britannique à commencer par Emma Pooley. 2010 est donc l’année de la confirmation puisqu’elle s’adjugea trois étapes consécutivement sur le Tour de l’Ardèche qui lui réussit si bien, elle parvient également à conserver sa couronne sur le championnat de Grande-Bretagne espoirs et termina à nouveau 2ème chez les professionnelles en étant cette fois devancée par sa coéquipière Emma Pooley. La France réussie bien à la talentueuse anglaise qui s’adjugea une étape sur le Tour de l’Aude ainsi que sur la Route de France. Sa belle saison 2010 s’acheva par une 9ème place lors des championnats du monde sur route à Geelong et par une médaille d’argent, sur la course en ligne également, à l’occasion des Jeux du Commonwealth. Toujours chez Cervélo (qui a fusionnée avec Garmin), Lizzie Armitstead continue marche après marche son ascension en haut du cyclisme mondiale, tout d’abord elle finit 7ème de la Coupe du Monde, preuve qu’elle a appris à gagner en régularité sur les plus grandes épreuves du calendrier comme le montre ses podiums sur le Tour de l’île Chongming (comptant pour la Coupe du Monde) ou ses tops 10 sur le Gp de Valladolid ou sur le Tour de Drenthe. Par ailleurs, elle mit fin à sa malédiction sur le championnat de Grande-Bretagne puisqu’après deux places de deuxième, elle s’adjugea enfin le titre national. Enfin, ses victoires sur la première étape sur le Tour de l’île Chongming (non comptant pour la Coupe du Monde) ainsi que sur la 6ème étape du Tour de Thuringe ne venait que confirmer le talent de la britannique qui ponctuera sa saison par une 7ème place à l’occasion des championnats du monde de Copenhague.

Suite à l’arrêt de la formation Garmin-Cervélo, la britannique s’engagea alors chez la formation néerlandaise AA Drink, l’ancienne équipe de Tatiana Guderzo, pour la saison 2012. A la suite de ses bons résultats obtenus en 2011 et aux résultats déclinant de Nicole Cooke, elle devient à la surprise générale la leader de la formation de Grande-Bretagne à l’occasion des JO de Londres, un rôle de leader qu’aurait très bien pu occuper Emma Pooley par exemple, mais du côté britannique, Armistead représentait à la fois le présent et l’avenir. Elle changea à nouveau de formation en 2013 puisque suite à l’arrêt d’AA Drink, elle prit la direction de la formation Boels Dolmans. Elle débuta bien la saison avec une 7ème place et une 9ème place sur le Tour de Drenthe et le Tour des Flandres comptant pour la Coupe du Monde et renoua avec le titre de championne de Grande Bretagne, enfin elle finira troisième du Boels Ladies Tour ainsi que de la Boels Rental Hills Classic. Cette saison un peu moins prolifique est due à une maladie à l’estomac la ralentissant dans sa progression. Arrive ensuite 2014, l’année de la consécration pour la britannique, forte d’une régularité impressionnante en Coupe du Monde : Vainqueur du Tour de Drenthe, 2ème du Trophée Alfredo Binda, du Tour des Flandres et de la Flèche Wallonne, la vice-championne Olympique va s’assurer de remporter sa première Coupe du Monde après sa 8ème place sur l’Open de Vargarda mettant ainsi fin au règne des néerlandaises à qui la Coupe du Monde n’avait plus échappée depuis 2008. En plus de briller sur les manches de Coupe du Monde, Armitstead s’est également illustrée sur le Tour de Thuringe où elle prit la deuxième place après avoir remporté la première étape sur le Het Nieuwsblad où elle prit la 3ème place. Enfin, sa formidable saison s’est poursuivie avec une victoire sur l’épreuve en ligne des Jeux du Commonwealth.

Bien qu’étant végétarienne depuis ses 10 ans, Lizzie Armitstead est une coureuse qui a faim et qui ne semble pas rassasiée en cette année 2014 et comme l’appétit vient en mangeant nul doute qu’un maillot arc en ciel à Ponferrada serait la cerise sur le gâteau pour la britannique qui suit le chemin qu’avait tracé Nicole Cooke il y’a un peu plus de 10 ans.

Article écrit par 4895

Lizzie Armitstead, digne héritière de Nicole Cooke ?

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