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Champion du monde espoirs : ont-ils réussi ?
Episode #3 : Ivan Basso (ITA)

Le 3ème champion du monde espoir est très certainement celui qui a le mieux réussi. En s’imposant en 1998 à Valkenburg devant Rinaldo Nocentini et Danilo Di Luca, Basso a bâti ainsi de bonnes bases pour sa carrière. Il était professionnel depuis déjà un mois chez Asics.

En 1999, le voisin de Claudio Chiapucci abandonnera lors de la 8ème étape du Tour d’Italie mais a déjà l’ambition de gagner le Giro à l’avenir. En 2000, il terminera à la 52ème place du Tour d’Italie. En Août, il termine deuxième du Reggio Tour derrière son coéquipier Filippo Simeoni mais remporte le contre-la-montre, ce qui est sa première victoire professionnelle.

Des débuts difficiles chez Fassa Bortolo

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En 2001, il franchit un palier en signant chez Fassa Bortolo. Il y restera trois saisons. Durant ces années, il côtoiera notamment Petacchi ou Michele Bartoli. En 2001, il se blesse au Tour Méditerranéen après avoir remporté l’étape du Mont Faron. Pour son retour, sur la Flèche Wallonne, il prend la deuxième place derrière Rik Verbrugghe. Il participera cette année-là à son premier Tour de France. Mais dès la 8ème étape où il prend la cinquième place, il chute et se casse de nouveau la clavicule (c’était la même blessure au Tour Med’). Cette année-là, il entre pour la première fois dans les 100 premiers mondiaux.

En 2002, il commence sa saison avec le Tour de la Communauté Valencienne. Il terminera 2ème derrière Alex Zulle et se présentera à Paris-Nice avec le statut de favori. Après sa deuxième place l’année précédente à la Flèche Wallonne, Basso va prendre la 3ème place à Doyenne derrière deux italiens (Bettini & Garzelli). Sur le Tour de France 2002, le premier qu’il terminera, il sera présent à chaque étape dans les 100 premiers et il terminera 7ème à La Plagne et 6ème au Mont Ventoux. Cette régularité lui vaudra de conquérir le maillot blanc (photo à droite). Il remportera à la fin de l’année la Classic Rominger.

2003 voit Basso devenir le nouveau leader italien sur les courses à étapes. Mais son manque de victoire en 2002 (1) et Alessandro Petacchi qui devient un grand sprinter mondial l’empêche d’être réellement leader sur des courses comme le Tour de France. Il commence sa saison assez doucement. Avec la concurrence d’Ale Jet et un virus qui décime l’équipe Fassa Bortolo, Basso ne peut pas peser su la course et termine 7ème. Après le Tour, il sera battu par Bettini à la Clasica San Sebastian. Une saison blanche qui le poussera à signer à la CSC de Bjarne Riis. A ce moment, il est décrié pour son attentisme en course qui contraste avec ses débuts.

Un passage chez CSC décisif

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Il arrive donc en 2004 à la CSC avec de grandes ambitions. Il conquiert immédiatement le poste de leader puisque Tyler Hamitlon est parti à la Phonak. Il commence sa saison 2004 avec une deuxième place au général du Tour Méditerranéen. Il passe un printemps honorable avec une 11ème place à Paris-Nice, une 8ème place à Liège-Bastogne-Liège puis une 7ème place au Tour de Romandie. Il arrive donc sur le Tour de France avec de bonnes ambitions. Et il a raison ! Il remportera sa première victoire sous le maillot CSC à La Mongie (12ème étape). Souvent au coude-à-coude avec Armstrong, Klöden ou encore Ullrich, Basso décrochera son premier podium sur le Tour (3ème). Après le Tour de France, il va de nouveau s’illustrer sur la Clasica San Sebastian en terminant 6ème. Il terminera la saison en trombe avec 7 victoires dont le Giro d’Emilia.

En 2005, il choisit de faire à la fois le Giro et le Tour. C’est après un début de saison discret qu’il se présente au départ du Giro avec le dossard 201. Il remportera deux étapes d’affilée (17ème et 18ème) et a porté deux jours le maillot rose. Magré cela, il ne terminera que 28ème à cause de problèmes gastriques lors de deux étapes décisives. Deux mois plus tard, il fait parti des outsiders au Tour de France. Lance Armstrong dominera son dernier Tour (à l’époque) et Ivan Basso ne put ramasser que des miettes. Coéquipier du premier leader, David Zabriskie, Ivan le Terrible (de son surnom) terminera 2ème. Durant le reste de la saison, il aura notamment fait la razzia sur le Tour du Danemark (il remporte 4 des étapes étapes et le général).

En 2006, il montre très rapidement ses intentions. Il remporte le Critérium International assez facilement (2ème, 1er et 2ème pour les étapes). Pourra-t-il enfin gagner un Grand Tour ? C’est la question que tout le monde se pose avant le départ du Giro 2006 à Seraing. En remportant la cinquième étape (contre-la-montre par équipes), Basso entre dans le Top 10. Il ne le quittera plus. Sans véritable adversaire, Basso prendra le pouvoir lors de la 8ème étape à Maielletta qu’il remporte. Il remportera deux autres étapes de montagne (Monte Bodone & Aprica) pour affirmer sa suprémacie. Il remporte donc ce Giro 2006 avec un peu plus de 9′ d’avance sur l’étonnant Jose Enrique Gutierrez. Mais alors qu’il voulait prendre part au Tour de France, il sera comme Jan Ullrich, écarté à quelques jours du départ.

Ivan Basso et le dopage

Il tente de courir en 2007 sous le maillot de l’équipe Discovery Channel mais il est rattrappé par le dopage et est suspendu. Le 7 Mai 2007, il avoue son implication dans l’affaire Puerto mais veut collaborer avec les enquêteurs. Le lendemain, il revient sur ses propos.

En Avril 2008, Basso annonce qu’il sera de retour l’année suivante chez Liquigas. Il effectue son retour un peu en avance à la Japan Cup, deux jours après la fin de sa supsension où il prend la troisième place. Encourageant.

Basso : le retour

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En 2009, Ivan Basso montre qu’il n’a rien perdu de ses capacités qui lui ont permi de remporter un Giro. En Janvier, il prend la cinquième place du Tour de San Luis et terminera à la même position à Tirreno-Adriatico. En Avril, il retrouve la gagne au Tour du Trentin dont il remporte le général. Ce sera d’ailleurs sa seule victoire de la saison. Retrouvant la concurrence pour le leadership, mais cette fois avec un grimpeur comme lui (Nibali), Basso se présentera au Giro et à la Vuelta mais laissera le Tour de côté. En Italie comme en Espagne, il tente plusieurs fois d’attaquer les autres cadors (Menchov et Di Luca en Italie, Valverde et Sanchez) mais ce fut sans succès. 4ème à Rome comme à Madrid, Ivan aura rempli sa saison.

2010 verra Basso retenter sa chance sur le Tour ainsi évidamment que sur le Giro. Après un début progressif (5ème sur le Tour du Trentin), Basso arrive sur le Giro en leader. Lorsque son équipe, Liquigas, remporte le contre-la-montre par équipe, le maillot rose revient à Nibali. Ivan Basso remportera l’étape du Monte Zoncolan (photo à droite). Quelques jours plus tard, à Aprica (où il avait remporté la 20ème étape du Giro 2006, souvenez-vous), Basso s’emparera du leadership. Il remportera au final son deuxième Tour d’Italie. Mais il passera à côté du Tour de France (32ème).

En 2011, il préfère faire l’impasse sur le Tour d’Italie pour pouvoir remporter le Tour de France. Mais la concurrence, rude, l’empêche de le gagner. Il termine 7ème. Il avait auparavant dans la saison remporté le GP Lugano, terminé à la 4ème place de Tirreno-Adriatico et terminé à la 7ème place de la Volta Ciclista a Catalunya. Il terminera sa saison au Tour de Lombardie (4ème) et à la Japan Cup (10ème).

Ivan Basso est certes moins bon qu’auparavant, mais il reste tout de même Ivan Basso. S’il n’a plus gagné depuis un an (Japan Cup 2012), le lombard est encore capable d’accrocher de bonnes places au général (s’il est leader), comme en atteste sa cinquième place au Giro 2012, dernier Grand Tour qu’il ait bouclé en tant que leader de son équipe. Alors, Basso de nouveau dans le top 10 du Tour de France, on parie ?

Champions du Monde Espoirs : Ont-ils réussi ? Episode #3

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